Sondage

Priorisation des problématiques actuelles

dans la zone Batiscan-Champlain

MISE EN CONTEXTE

La SAMBBA a pour mission d’assurer, en concertation avec les acteurs de l’eau, la gestion intégrée des ressources en eau dans la Zone Batiscan-Champlain et de participer à son développement durable.

Par la concertation et ses actions, elle vise le développement durable des bassins versants de son territoire d’intervention dans tous les secteurs d’activité humaine par la préservation et la mise en valeur des ressources ainsi que la restauration des écosystèmes.

Dans le but d’effectuer la mise à jour de son plan directeur de l’eau (PDE), la SAMBBA demande l’aide des acteurs du territoire (citoyen, riverain, municipalité, entreprise agricole et visiteur temporaire), afin de prioriser les problématiques à mettre en oeuvre au cours des prochaines années.

Dans les trois (3) PDE de la zone de gestion intégrée de l’eau de la SAMBBA (Batiscan, Champlain et moins de 30 km²), seize (16) problématiques générales ont étés répertoriées.

Ainsi, la SAMBBA demande votre aide afin de dresser un bilan des cinq (5) problématiques de gestion intégrée de l’eau les plus importantes dans le bassin versant de la rivière Batiscan, Champlain et de moins de 30km².

 

Pour vous assurez de bien compléter le formulaire il est important de :

1. Visualiser chacune des seize (16) problématiques identifier dans le PDE de la SAMBBA via les onglets de navigation, si vous voulez avoir plus de détails.
       Chacun des onglets définit de façon générale une problématique, ainsi que sa situation sur le territoire. 
       La visualisation de chacune d’entre elles permettra de faire un choix éclairé et adapté à votre perception du territoire.

2. Dans le sondage sous les onglets de navigation, sélectionner UNIQUEMENT CINQ (5) PROBLÉMATIQUES dont vous considérez que la mise en oeuvre d’actions 
    devrait être réalisé prioritairement.

3. Si vous considérez qu’une nouvelle problématique devrait être ajoutée, veuillez l’indiquer dans la casse appropriée à la fin du sondage.

 

DÉFINITIONS DES PROBLÉMATIQUES

 

DÉFINITION :
La contamination de l’eau de surface est due à la présence de polluants dans l’eau qui ont été rejetés dans le milieu par les activités humaines. Ces polluants sont considérés comme des contaminants quand ils ont un effet nocif, qu’ils sont à l’origine d’une altération.

Les sources de contamination de l’eau notables sont : les pratiques agricoles (p.ex. grands interlignes, épandage et entreposage inadéquats du fumier et du lisier), bande riveraine inadéquate, l’utilisation de sel déglaçant et l’entreposage de neige, la gestion des eaux de pluie et des eaux usées, la présence de terrain contaminer et la dégradation des milieux humides.

 

SITUATION SUR LE TERRITOIRE :
La qualité de l’eau et les sources de contamination potentielles sont inconnues dans la plupart des plans d’eau. Pour ce qui est des cours d’eau, il est difficile de qualifier la qualité de l’eau des bassins versants de moins de 30 km², car plusieurs cours d’eau n’ont jamais fait l’objet d’études et pour d’autres, les données sont ponctuelles. Cette situation est la même pour les plans d’eau et cours d’eau situés dans le nord du territoire.

 

 

Source photo: SAMBBA

DÉFINITION :
L’eutrophisation est un phénomène de vieillissement naturel des plans d’eau. Cependant, on observe des plans d’eau dont le vieillissement est accéléré par les activités humaines. L’eutrophisation a pour conséquences la diminution de la qualité de l’eau et de la biodiversité et par conséquent, une diminution des usages comme la consommation d’eau, la baignade et la pêche.

L’eutrophisation accélérée est due à un apport de nutriments (dont le phosphore) et de matières organiques excessifs dans l’eau en raison des activités humaines.

 

SITUATION SUR LE TERRITOIRE :
Manque de connaissance.

Plusieurs secteurs sont reconnus comme ayant un surplus en éléments nutritifs (phosphore et nitrate) et métaux, concentration élevée de matières en suspension (MES), turbidité élevée, concentration élevée de pesticides et concentration élevée de coliformes fécaux (bactéries). Le phosphore présent dans les eaux de surface provient habituellement des effluents municipaux, du lessivage, du ruissellement des terres agricoles fertilisées.

 

DÉFINITION :
La présence des fleurs d’eau d’algues bleu-vert est principalement liée à la quantité de phosphore en surplus dans l’eau, et dans une moindre mesure, à l’ensoleillement, la température, les faibles courants et les eaux stagnantes. Les algues bleu-vert peuvent produire des cyanotoxines nocives pour la santé humaine et affecter certaines composantes de l’écosystème ce qui peut restreindre certains usages.

 

SITUATION SUR LE TERRITOIRE :
Certains secteurs sont sans mentions de cyanobactérie. Toutefois, un manque de connaissance est envisageable étant donné le nombre important de lacs non habités sur le territoire. Des épisodes sporadiques ou récurrents de cyanobactéries sont répertoriés au lac Édouard, lac Pierre-Paul, lac à la Perchaude, lac à la Tortue, lac Croche, lac Éric et lac Trottier.

 

 

Photo : Cyanobactéries, 2016 (Lac  des Chicots, Sainte-Thècle)

 

DÉFINITION :
La contamination de l’eau souterraine est due à la présence de polluants dans l’eau qui ont été rejetés dans le milieu par les activités humaines. Ces polluants sont considérés comme des contaminants quand ils ont un effet nocif, qu’ils sont à l’origine d’une altération. La contamination peut être causée par la présence de pesticides dans l’eau, de nutriment, de bactéries, de micro-organismes, d’algues, de résidus miniers ou de sédiment. Par ailleurs, le risque de contamination des eaux souterraines touche tous les propriétaires de puits privés et la plupart des résidents étant alimentés par un réseau d’eau municipal.

 

 

 

SITUATION SUR LE TERRITOIRE :
Manque de connaissance sur la qualité des eaux souterraines dont les concentrations en chlorure, fer, manganèse et coliformes fécaux, la présence d’activités anthropiques dans des zones de vulnérabilité des aquifères.

L’étude du PACES (Leblanc, 2013) a démontré que «près de 40% des puits domestiques de la Mauricie ne respecte pas les normes en ce qui concerne la contamination bactériologique.»

 

 

 

 

 

 

 

Source photo: Pixabay

DÉFINITION :
Problème de qualité et/ou quantité dans l’approvisionnement en eau de surface potable municipale et/ou résidentielle.

 

SITUATION SUR LE TERRITOIRE :
Cinq municipalités ont leur source d’approvisionnement en eau potable dans des lacs ou rivières : Lac-aux-Sables, Saint-Tite, Saint-Séverin, Hérouxville et le secteur Lac-à-la-Tortue de la Ville de Shawinigan.

Des dépassements du critère de qualité pour le trihalométhane (THM) ont déjà été enregistrés dans ces réseaux. Les effets des THM sur la santé ne sont pas actuellement bien établis. Cependant, plusieurs études tendent à démontrer que la consommation régulière d’une eau à teneur élevée en sous-produits de la chloration peut entraîner à long terme des problèmes de santé dans la population, comme augmenter légèrement le risque de cancer de la vessie ou affecter la grossesse en causant, entre autres, la naissance de bébés de petit poids (Lefebvre, R., MSSS, comm. pers.).

 

Source photo : Pixabay

DÉFINITION :
Peu d’information sur divers aspects, tels que l’état des populations de poissons et les espèces présentes, la limitation à la circulation des espèces aquatiques (ouvrage de retenue d’eau, embâcle, barrage de castor et ponceaux endommagés), présence d’anomalie chez les poissons et état et localisation des frayères piscicoles.

 

SITUATION SUR LE TERRITOIRE :
Diverses occurrences ponctuelles de poissons répertoriés sur le territoire, mais peu ou pas de connaissances sur l’état des populations, les fites de fraie, etc.
Aucun inventaire spécifique des obstacles pouvant nuire à la libre circulation du poisson.
Gestion des retenues d’eau et barrage faite en fonction des besoins récréatifs sans égards à ce qui se passe en aval de la retenue, pouvant causer des entraves à la circulation du poisson et la perte d’habitat.
De plus, près de 70 % des cours d’eau considérés comme intermittents servent de passerelles entre les plans d’eau et des zones de reproduction pour les poissons lors des crues printanières. Lorsque leur tracé est altéré, ces cours d’eau considérés à tort comme futiles ne peuvent plus remplir leur rôle de premier plan.

 

 

Source photo: Lehnebach, UQTR, 2014

DÉFINITION :
Les espèces fauniques subissent de nombreuses pressions. Les perturbations, détériorations ou pertes d’habitats les affectent de façon importante.Un habitat est dégradé lorsqu’il y a modification du biotope, c’est-à-dire de ses conditions physico-chimiques. En effet, le rejet de polluants, l’empiètement, la fragmentation et la perte d’habitats ou de corridors écologiques peuvent modifier le fonctionnement des écosystèmes. Lorsqu’il y a une perte d’habitat, c’est que ce dernier disparaît complètement incluant la faune et la flore typique à ce milieu.

 

SITUATION SUR LE TERRITOIRE :
Manque de connaissances spécifiques sur la présence d’habitat et de leur détérioration, sur la perte de connectivité entre les habitats et sur la diminution de la biodiversité.
Manque de connaissances sur les pressions exercées sur les habitats: urbanisation et perspective démographique de la région, gestion privée des ouvrages de retenues d’eau ou barrage et sur la morphologie des cours d’eau et habitat modifié par l’augmentation de la section hydraulique (p.ex. l’érosion des berges, des sédiments, des caractéristiques du lit du cours d’eau et perte ou dégradation des systèmes rapides-bassins).

 

 

Photo : SAMBBA

DÉFINITION :
Les milieux humides (étang, marais, marécage et tourbière) sont des sites saturés d’eau ou inondés durant une période suffisamment longue pour influencer les composantes du sol et de la végétation. Se rapprochant davantage du milieu aquatique lors des inondations, le milieu humide devient presque un milieu terrestre durant les sécheresses.

Les milieux humides sont des habitats pour une faune et une flore spécifique, ils à la filtration des polluants et des sédiments en suspension dans l’eau et jouent le rôle de régulateurs naturels, en retenant les surplus d’eau, diminuant ainsi les risques d’inondation et d’érosion des rives.

 

SITUATION SUR LE TERRITOIRE :
Les récents inventaires des milieux humides ont démontré que seulement 4 % de la superficie des milieux humides dans le bassin versant de la rivière Champlain et 1,4 % de de ceux des bassins versants de moins de 30km² ne sont pas affecté par les pressions d’origine anthropique, tels que la dégradation, la fragmentation et la perte de milieux humides, la pression des zones urbaines sur les cours d’eau, le déboisement et création de chemin forestier, le drainage des milieux humides. Par ailleurs, un manque de connaissance et de sensibilisation sur la présence de milieux humides est la cause primaire de leur destruction.

 

 

Photos : Tourbière (Lac-à-la-Tortue, Shawinigan)

 

DÉFINITION :
On emploie le terme « vulnérable » pour qualifier une espèce dont la survie est jugée précaire, même si sa disparition n’est pas appréhendée à court ou à moyen terme. Quant au terme « menacée », celui-ci s’applique lorsque la disparition de l’espèce est appréhendée.

Ces termes s’emploient tant pour les espèces animales que floristiques.

 

SITUATION SUR LE TERRITOIRE :
Peu de connaissances sur l’état des populations des espèces à statut particulier. La plupart des données recueillies sont des mentions historiques.

Exemple d’espèces répertoriées sur le territoire :

Omble chevalier, tortue des bois, salamandre à quatre orteils, martinet ramoneur, fouille-roche gris, dard de sable, mené d’herbe, ainsi que plusieurs espèces de chauve-souris et autres espèces fauniques et floristiques à statut.

 

Photo : Esturgeons jaunes, rivière Batiscan

 

DÉFINITION :
Une EEE est un végétal, un animal ou un micro-organisme (virus ou bactérie) introduit hors de son aire de répartition naturelle, et dont l’établissement ou la propagation constitue une menace pour l’environnement, l’économie ou la société.

SITUATION SUR LE TERRITOIRE :
L’absence d’inventaires ne permet pas de faire une liste exhaustive des EEE du territoire et de leur distribution. Plusieurs espèces sont présentes, mais non officiellement répertoriées.

Espèces répertoriées sur le territoire :
Renouée du Japon, renouée de Sakhaline, roseau commun, salicaire pourpre et myriophylle à épis.
Des pêches effectuées dans le fleuve Saint-Laurent ont démontré la présence du gobie à taches noires et de carpes asiatiques qui ont le potentiel de coloniser le territoire.

 

                                                                                Photo : Myriophylle à épis (Lac-à-la-Tortue, Shawinigan)

DÉFINITION :
Une étendue de terre qui devient occupée par un cours d’eau lorsque celui-ci déborde de son lit, surtout lors de la crue printanière et de la fonte des neiges et où il y a présence d’infrastructure (zones habitées, agricoles ou bâtiments).

 

SITUATION SUR LE TERRITOIRE :
Des problèmes d’inondation récurrents ou ponctuels sont présents à Rivierre-à-Pierre, Lac-aux-Sables, Notre-Dame-de-Montauban, Saint-Adelphe, Saint-Séverin, Saint-Tite, Saint-Stanislas, Batiscan, Sainte-Geneviève-de-Batiscan et Champlain.
Par ailleurs, les retenues d’eau du territoire sont de tenures privées et l’usage de ces infrastructures est principalement destiné aux secteurs récréatifs, ce qui peut causer des risques de modification des niveaux d’eau fluviaux ou lacustres.

 

 

  Source photo: SAMBBA

DÉFINITION :
Phénomène de perte de matériaux, dû à l’action d’un écoulement d’eau sur les berges. Cet écoulement d’eau peut-être une vague (vent, courant naturel, bateau), un ruissellement (pluie accentuée entre autres par la dégradation des bandes riveraines) ou un phénomène de variation des eaux (crue/décrue, barrages).

 

SITUATION SUR LE TERRITOIRE :
Problématiques d’érosion dans la portion agricole du territoire, absence, déficience ou artificialisation des bandes végétales riveraines, machinerie et pratique agricoles sur les berges déficientes par secteurs, manque de connaissance sur l’état des bandes riveraines.

 

 

Source photo: SAMBBA

DÉFINITION :
Les glissements de terrains se produisent le plus souvent dans les dépôts meubles et plus particulièrement dans les dépôts argileux. Un glissement de terrain peut être défini comme le mouvement d’une masse de sol ou de roc le long d’une surface de rupture sous l’effet de la gravité, qui s’amorce essentiellement où il y a un talus. Dans la plupart des cas, le mouvement de la masse est soudain et rapide.

 

SITUATION SUR LE TERRITOIRE :
L’instabilité des dépôts argileux apportés lors de l’invasion marine de la mer de Champlain à l’époque post-glaciaire cause des problème de décrochement poncutelle sur l’ensmble du territoire d’action de la SAMBBA.
Sur le territoire de la MRC des Chenaux, la portion de territoire la plus à risque relativement aux glissements de terrain couvre la majorité des terres agricoles et forestières adjacentes à la rivière Champlain et ses affluents, les rivières à la Fourche et au Lard et le ruisseau du Brûlé.

 

 

Photo : Saint-Luc-de-Vincennes, 2016

DÉFINITION :
Processus naturel d’accumulation sédimentaire dans les lacs et cours d’eau qui sont accélérés par les activité humaine provoquant l’érosion des bandes végétales riveraines.

 

SITUATION SUR LE TERRITOIRE :
Manque de connaissances sur la sédimentation, l’envasement et le comblement sur l’ensemble du territoire. De nombreuses coulées présentent une instabilité et contribuent aux charges sédimentaires vers les cours d’eau sur le territoire d’action de la SAMBBA.

 

 

Source photo: SAMBBA

DÉFINITION :
Accès à l’eau limités pour les usages dans les cours d’eau et plans d’eau sur le territoire et privatisation de certains secteurs dû à la présence majoritaire de terrains privés le long des cour d’eau.

 

SITUATION SUR LE TERRITOIRE :
Peu ou pas d’accès publics; manque de diffusion d’information sur l’emplacements et de la gestion des rampe de mise à l’eau.

 

 

 

Photos : Rampe de mise à l’eau (Batiscan)

DÉFINITION :
Conflit de valeur modifiant la dynamique sociale, différence d’opinions, relation entre villégiateurs, gestion d’ouvrage de retenue d’eau privé et perte d’usages récréotouristiques (pêche, baignade, navigation).

 

SITUATION SUR LE TERRITOIRE :
Qualité de l’eau de certains cours d’eau empêchant la réalisation d’activités avec contacts, diminution des usages causée, en partie, par la pollution diffuse d’origine agricole et gestion d’ouvrage de retenue d’eau privé causant la pertes de jouissance pour les riverains, car le niveau d’eau est trop bas.

 

 Source photo: La Presse

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