JUIN

MOIS DE L’EAU

Juin 2020

L’eau

Célébrons ensemble

En 2017, dans le cadre de l’adoption de la Loi concernant la conservation des milieux humides et hydriques, le gouvernement du Québec proclamait le mois de juin « Mois de l’eau » dans le but de sensibiliser et d’éduquer la population du Québec sur l’eau et ses enjeux.

En 2020, la SAMBBA souhaite souligner ce mois particulier en vous proposant différentes activités qui se dérouleront de mai à juillet.

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Chroniques hebdomadaires

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Concours photEAU coLEAUrée

Quoi de mieux pour mettre en lumière la ressource en eau que d’exposer ses beautés. Voilà pourquoi il nous fait plaisir de vous inviter à participer au premier concours photo de la SAMBBA: le concours photEAU colEAUrée!

Agissons ensemble: ZérEAU déchet

Tout au long du mois de juin, vous êtes invités à ramasser les déchets dans les cours d’eau, lacs et milieux humides du territoire d’intervention de la zone Batiscan-Champlain.

Le défi est lancé!

Nos chroniques

11 mai: Mois de l'eau

Juin a été comme déclaré le mois de l’eau en 2017 par le Gouvernement du Québec. L’objectif est d’éduquer et sensibiliser la population du Québec sur cette ressource et les enjeux qui y sont rattachés.
Depuis, de nombreuses activités et actions en lien avec l’eau ont été menées par plusieurs organismes, dont celles de bassin versant. Lors des éditions passées, la SAMBBA a notamment organisé une initiation à la pêche scientifique et plusieurs conférences.
L’édition du mois de l’eau 2020 sera consacrée à la protection et l’utilisation durable de l’eau. Nous vous dévoilerons les différentes activités, et peut-être même des concours, au courant des prochaines semaines.
Gouvernement du Québec #StratQcEau #Moisdeleau #QcFierPartenaire

19 mai: Connaissez-vous la rivière Batiscan ?

La rivière Batiscan prend sa source dans le lac Édouard en Mauricie. Elle parcourt ensuite 196 km pour se déverser dans le fleuve Saint-Laurent à la hauteur de la municipalité de Batiscan. Son bassin versant, soit le territoire que la rivière draine, est d’une superficie d’environ 4 690 km².

Ce serait Samuel de Champlain qui l’aurait nommé lui-même en 1603 en l’honneur d’un chef algonquin. Son nom pourrait aussi être issu du mot d’origine montagnaise « pathiscan » signifiant « vapeur, nuée légère » ou bien « qui a des joncs à l’embouchure ». Plusieurs autres origines sont plausibles.
Lors de son voyage vers le Fleuve, la rivière circule d’abord sur un socle rocheux très dur associé à la province géologique de Grenville. Dans ce secteur, la rivière est caractérisée par une alternance de chutes ou rapides suivi d’un long plan d’eau calme. Ces chutes semblent avoir forcé les Wendats à portager leur canot à de nombreuses reprises puisqu’ils nommaient la rivière Ektuhnthe, soit un dérivé du mot Achiuten, signifiant « porter sur le dos ».
La rivière Batiscan continue ensuite son trajet sur des dépôts meubles associés aux Basses-terres du Saint-Laurent. Dans ce secteur qui s’étire jusqu’à sa confluence avec le fleuve Saint-Laurent est marqué par un écoulement plus lent et très sinueux. Ces caractéristiques peuvent expliquer en partie l’origine montagnaise du nom de la rivière lesquelles sont propices à l’établissement de colonie de joncs.
En générale, la qualité de l’eau est meilleure en amont qu’en aval. Cette détérioration pourrait notamment être due aux activités agricoles qui dominent le secteur aval de la rivière Batiscan alors que l’amont est dominé par l’activité forestière.
Plusieurs activités sont pratiquées tout au long de la rivière Batiscan. On peut notamment souligner la pêche à l’achigan, au maskinongé, au brochet, à l’esturgeon jaune et plusieurs autres espèces. La rivière Batiscan est aussi réputé pour les sports d’eau vive, tel que le canot et le kayak. Elle offre en effet de nombreux rapides où les initiés les plus aguerris devront se casser la tête afin de trouver comment le traverser. Elle est aussi réputée pour les parcours canotables d’expédition, dont un de 187 km pouvant prendre jusqu’à une semaine. Attention, comme les Wendats, vous pourriez être appelés à porter votre canot sur le dos afin d’éviter les rapides les plus ardus.
Pour en connaître plus sur la rivière Batiscan et son bassin versant, consultez son plan directeur de l’eau : http://sambba.qc.ca/wp-content/uploads/2015/06/SAMBBA_BATISCAN_PDEfinal.pdf

28 mai: Notre faune aquatique

On doit se le dire, on est choyé en termes de biodiversité dans la zone de gestion intégrée de l’eau de la SAMBBA. Peut-être est-ce dû à l’omniprésence des milieux humides, à la multitude de paysages différents, à l’abondance de plans d’eau, à la qualité de l’environnement ou bien à tout cela, mais les organismes vivants semblent bien apprécier notre territoire.
Seulement du côté des amphibiens ou des reptiles, on a notamment observé par le passé un grand nombre de grenouilles, salamandres, rainettes, couleuvres, tortues ou même tritons de toutes formes, tous motifs ou toutes couleurs. Des tortues serpentines ont même été aperçues. Oui, cette même tortue à qui il ne faut pas gratter le nez sous risque de perdre votre doigt. Elle peut se montrer caractérielle parfois.
Pour les espèces plus rares, des salamandres sombres du Nord, des salamandres à quatre orteils, des tortues des bois et des couleuvres vertes habitent notre territoire. Les activités humaines les menacent. Si vous observez des espèces rares, tant fauniques que floristiques, c’est important d’en aviser le ministère. Cela permet de mieux les connaître et donc mieux les protéger.
La liste de poisson est encore plus longue. Pour ne nommer que ceux-ci, on retrouve beaucoup d’achigans, d’esturgeons jaunes, de grands brochets, de maskinongés, de perchaudes, d’ombles de fontaine, de poulamons et de dorés. On suspecte même la présence d’anguilles.
Fait amusant avec les dorés, certains spécimens pêchés dans la rivière Batiscan semblaient avoir contracté une infection transmise sexuellement (ITS) : le sarcome dermique du doré. Bon, ce n’est pas réellement une ITS, c’est plutôt une tumeur bénigne causée par un rétrovirus. Elle affecte surtout les individus sexuellement matures et se transmettrait par contact physique direct entre les poissons. Elle est présente tout au long de l’année, mais il se manifeste davantage au printemps pendant la période de frai. C’est donc une maladie qui se transmet pendant la période de reproduction quand deux poissons se touchent… Sachez que si vous en pêchez, cette maladie ne se transmet pas à l’humain. Le poisson reste comestible, mais il vaut mieux les retirer avant la complète cuisson.
Et ça, ce ne sont que des exemples d’espèces présentes sur le territoire. Par son immensité, ce dernier abrite des dizaines d’espèces aquatiques et il y en a probablement encore à découvrir.
La préservation de la biodiversité est importante, non seulement pour l’aspect ludique de les observer, mais surtout pour maintenir un équilibre dans l’environnement. Chaque individu joue un rôle dans nos écosystèmes, aussi petit soit-il.
Gouvernement du Québec

#StratQcEau #Moisdeleau #QcFierPartenaire

8 juin: D'où vient l'eau potable

17 juin: La conformité

En théorie, la gestion des eaux usées est simple et efficace. Dans la réalité, c’est plus compliqué que cela. Encore à ce jour, un très grand nombre d’installations sanitaires, comme les fosses septiques et les champs d’épuration, des résidences isolées ne sont pas conformes. Elles rejettent donc des contaminants dans l’environnement. Ceux-ci, d’origine humaine (on vous laisse deviner ce que c’est), sont riches en nutriments, comme l’azote et le phosphore. Les végétaux en raffolent !
C’est courant que les déchets qui fuient d’une fosse septique non étanche rejoignent nos lacs et cours d’eau. Pour les plantes aquatiques, ça devient la fête. Leur nourriture abonde ce qui leur permet de croître et se reproduire encore plus vite. En plus, lorsque les végétaux meurent, ils produisent encore plus de nutriments pour les autres. Vous sentez le cercle vicieux s’installer?
Les déjections humaines, pour enfin les nommer, qui rejoignent nos cours d’eau contribuent aussi aux éclosions de cyanobactéries. Lorsque ça arrive, on peut voir se former à la surface du plan d’eau un mince filet vert qu’on appelle une fleur d’eau. En plus d’être désagréables pour l’esthétisme du lac, ces algues peuvent produire des toxines nuisibles pour la santé humaine.
Avec l’apport constant de nutriments, le processus d’eutrophisation du lac est bien enclenché. C’est ainsi qu’un lac vieilli. Bien que ce soit naturel, la non-conformité de nos installations septiques l’accélère grandement. Heureusement, le Règlement sur l’évacuation et le traitement des eaux usées des résidences isolées visent à remédier à cette situation. Il ne reste qu’à l’appliquer… De votre côté, n’attendez pas que votre municipalité vienne vous émettre un avis de non-conformité avant de passer à l’action. Rendez-vous conforme et sauvons nos lacs!

   

13 mai: la pêche scientifique

Vous êtes-vous déjà demandé comment les scientifiques étudient les poissons dans nos lacs et rivières?
Malheureusement, nous ne pouvons pas passer nos journées à pêcher avec une canne et un ver. Nous avons donc recours à plusieurs autres techniques.
Dans le cadre de l’édition 2019 du mois de l’eau, la SAMBBA avait organisé une initiation à la pêche scientifique.
Pour assurer une gestion durable de l’eau et des ressources qui s’y rattachent, comme les poissons, c’est essentiel d’acquérir de l’information sur leur population. Ces connaissances nous permettent notamment de savoir si les populations de poissons prisées des pêcheurs, tels l’omble de fontaine ou le doré jaune, sont suffisamment en santé pour assurer une pêche durable.

22 mai: Connaissez-vous la rivière Champlain?

Connaissez-vous la rivière Champlain ?
Tout comme la rivière Batiscan, la rivière Champlain a été nommée ainsi par nul autre que Samuel de Champlain, probablement lors de son voyage de 1603. Son nom apparaît pour la première fois sur une carte datant de 1612. Plusieurs hypothèses pourraient expliquer le nom, mais la plus probable est que l’explorateur lui ait légué son propre patronyme.

La rivière Champlain naît des eaux issues de la moraine de Saint-Narcisse, près du lac Morin à Notre-Dame-du-Mont-Carmel. Elle est aussi alimentée par la tourbière du Lac-à-la-Tortue. Elle parcourt ensuite 68 km pour finalement rejoindre le fleuve Saint-Laurent au niveau de la municipalité de Champlain (Québec).

Son bassin versant est d’une superficie de 310,9 km², dont plus de 20% est occupé par des milieux humides, dont des portions des tourbières du Lac-à-la-Tortue au nord-ouest et Red Mill dans la partie sud du bassin versant. On retrouve aussi au nord-est un sentier dans le parc Cœur Nature permettant d’observer la végétation typique des tourbières. Pour ceux qui ont suivi nos dernières publications, c’est un excellent endroit pour prendre des photographies avec des fleurs très colorées.
Des ombles de fontaine ont été observés dans la section amont du bassin versant de la rivière Champlain, mais celles-ci sont absentes en aval où la qualité de l’eau est grandement diminuée.

Son lit est constitué de dépôts fins associés aux Basses-Terres du Saint-Laurent, ce qui permet ses nombreux méandres. Quelques-uns, surtout près de l’embouchure, ont même été abandonnés au fil du temps. Ces mêmes dépôts fins expliquent d’ailleurs les nombreux glissements de terrain qu’on y observe. L’un d’eux s’est déroulé en novembre 2016 à Saint-Luc-de-Vincennes et avait la taille d’un terrain de baseball !!! La seconde photo a été prise après ce décrochement, d’où l’aspect laiteux de la rivière. La stabilisation des berges est donc un enjeu important dans ce bassin versant et cela doit notamment passer par la revégétalisation des rives.

Pour en apprendre plus sur la rivière Champlain et son bassin versant, vous pouvez consulter son plan directeur de l’eau : http://sambba.qc.ca/wp-content/uploads/2015/06/SAMBBA_CHAMPLAIN_PDEfinal.pdf
Gouvernement du Québec

#StratQcEau #Moisdeleau #QcFierPartenaire

4 juin: Les milieux humides

Les milieux humides ont longtemps été perçus comme des territoires non productifs, voire nuisibles. Étant des terres difficiles à cultiver et sources de nombreux insectes, il était coutume de les drainer et les remblayer. Pourtant, ces milieux sont très utiles et nous rendent de nombreux services.
Un adage dit que si les forêts sont les poumons de la Terre, les milieux humides en sont les reins. Un peu comme ces organes, les milieux humides jouent un rôle de filtre pour l’eau en retenant les sédiments et des contaminants. En plus de filtrer notre eau, ces milieux riches retiennent l’eau lors des crues et la relâche pendant les périodes d’étiage. Ainsi, ils atténuent les inondations au printemps et les sécheresses en été. Cela permet aussi de réduire l’érosion et les glissements de terrain. Ils sont donc très utiles à la sécurité publique. Vu leur productivité, les milieux humides ont la capacité de séquestrer beaucoup de carbone atmosphérique, ce qui contribue à lutter contre les changements climatiques. Ces milieux riches abritent de nombreuses espèces végétales et animales. Ils sont donc des refuges de biodiversité importants. Vu tous les services qu’ils nous rendent, il est dans notre intérêt de les préserver.
Le territoire de la SAMBBA regorge de milieux humides, dont les tourbières du Lac-à-la-Tortue et Red Mill.
La tourbière du Lac-à-la-Tortue est la plus grande tourbière de la Vallée du Saint-Laurent avec une superficie d’environ 66 km². Une étude publiée en 2018 a révélé que cette tourbière pourrait stocker environ 4,73 mégatonnes de carbone !!! À ce jour, c’est 75 % de celle-ci qui est protégé par l’organisme sans but lucratif Nature Conservancy of Canada / Conservation de la nature Canada et une autre portion est protégée par le Gouvernement du Québec
. Si vous allez y prendre des photos pour le concours de PhotEAU colEAUrée, vous risquez d’y voir des castors, orignaux, ours noirs, grands hérons, canards branchus en plus des nombreuses grenouilles et couleuvres. Plusieurs plantes carnivores et espèces d’orchidées pourront colorer vos photographies. En ce moment, c’est le mauve-rose qui devrait dominer la flore, car il reste encore quelques jours à la floraison du rhododendron du Canada.

La tourbière Red Mill se trouve dans la portion est de Trois-Rivières. Elle est très riche en biodiversité. On y retrouve notamment de nombreuses espèces animales ou végétales à statut précaire comme la Woodwardie de Virginie, la chauve-souris argentée, la salamandre à quatre orteils et plusieurs autres. Si vous êtes suffisamment silencieux, vous pourriez même y apercevoir une grue du Canada. En partenariat avec la Ville de Trois-Rivières et la Fondation

Trois-Rivières durableNature-Action Québec veille à la préservation de ce milieu naturel d’exception. À ce jour, 4,38 km² de cette tourbière est protégé.
Malgré leur beauté et tous les services qu’elles nous rendent, ces deux tourbières, comme bien d’autres milieux humides, sont menacés par les activités humaines. Nous vous parlerons sous peu de comment nous pouvons mieux les protéger.
Gouvernement du Québec

#StratQcEau #Moisdeleau #QcFierPartenaire

10 juin: Réduire sa consommation d'eau

Comment pouvons-nous réduire notre consommation d’eau potable dans la cuisine et à la salle de bain ?

30 juin: L'eau

Les chroniques des dernières semaines visaient à souligner l’importance de la ressource en eau et comment pourrait-elle être gérée de façon durable. Cependant, jamais l’unicité de l’eau n’a été discutée. Malgré ce que plusieurs croient, l’eau potable, et même l’eau douce en général, est rare.
Depuis longtemps, on nous parle de la Terre comme la planète bleue. Dès qu’on la voit à partir d’images satellitaires, on comprend vite pourquoi. Les deux tiers de la surface terrestre sont recouverts des océans. C’est environ 97 % de l’eau qui s’y trouvent, mais elle est salée. On ne peut donc pas la consommer. Encore aujourd’hui, il n’existe aucun moyen efficace et peu coûteux pour la traiter.
L’eau douce, soit non salée, ne représente donc qu’environ 3 % de toute l’eau terrestre, et ce, sous toutes ses phases. De cette petite portion, plus de 99 % de l’eau douce terrestre se retrouve sous forme gelée ou souterraine. La fonte des glaces n’est pas pour autant une bonne nouvelle. Celles-ci se trouvent principalement en Antarctique et au Groenland. En fondant, cette eau rejoint l’océan, fait monter son niveau et devient salée. Pour l’eau souterraine, bien qu’on soit capable de s’en approvisionner grâce à des puits, elle est plus souvent qu’autrement difficile d’accès.
Que reste-t-il du petit 1 % d’eau douce restant ? Une portion est dans l’atmosphère et le reste est liquide à la surface de la Terre, contenue dans les lacs, rivières et milieux humides. Au total, c’est moins de 0,001 % de l’eau planétaire qui se trouve sous forme liquide à la surface de la Terre et que l’on peut considérer comme de l’eau douce renouvelable.
Cette eau douce renouvelable n’est pas répartie uniformément à la surface de la Terre. Au Québec, nous sommes chanceux, on en voit partout. Pourtant, nos milliers de rivières et millions de plans d’eau n’en contiennent que 3 %… et on réussit tout de même à la gaspiller.
Dans les dernières semaines, on vous a parlé du chemin qu’empruntait l’eau de sa source à votre robinet et comment elle est traitée une fois qu’elle a été utilisée. Écohabitation rapportait que la consommation d’eau potable moyenne par jour par habitant était de 551 litres en 2016. On est loin d’être des leaders quant à l’économie d’eau potable, notre consommation représente plus de 650 % de la moyenne internationale !!! Si vous désirez faire votre part pour économiser l’or bleu qu’est l’eau potable, voici quelques conseils : http://sambba.qc.ca/oeep/.
Juin a été déclaré le mois de l’eau au Québec en 2017. Le thème de l’édition 2020 était consacré à la protection et l’utilisation durable de l’eau. Nous espérons avoir rempli notre objectif qu’y était de vous informer sur l’eau et les enjeux qui l’entoure.
La protection de l’eau, des écosystèmes aquatiques et de l’environnement en général est un combat de tous les jours. Les efforts entrepris au cours du dernier mois doivent être perpétués dans les prochains. Ensemble, nous devons comprendre les enjeux et nous unir pour agir ensemble.
Crédit photo : © Christine Demers. Prise en 2017 sur le territoire de Mauricie.
Source des chiffres :
Lefèvre, Thierry (2013). Répartition de l’eau sur la Terre. [En ligne, consulté en juin 2020]. https://planeteviable.org/repartition-eau-sur-terre/
Ministère de l’Environnement et Lutte contre les changements climatiques. L’eau au Québec : une ressource à protéger. [En ligne, consulté en juin 2020]. http://www.environnement.gouv.qc.ca/eau/inter.htm
Écohabitation (2018). Surconsommation d’eau potable au Québec : Encore du chemin à parcourir. [En ligne, consulté en juin 2020]. https://www.ecohabitation.com/guides/3323/surconsommation-deau-potable-au-quebec/#:~:text=Au%20Qu%C3%A9bec%2C%20la%20consommation%20moyenne,habitant%20est%20de%20386%20litres.

15 juillet: Crue soudaine

Des pluies intenses se sont abattues sur le territoire de la Zec Jeannotte en Haute-Mauricie dans la nuit du 12 juillet 2020, ce qui a occasionné des dommages importants à plusieurs tronçons des chemins. Ainsi, de nombreux villégiateurs ne pouvaient quitter le site. Heureusement pour eux, la situation est maintenant sous contrôle.
En pleine canicule et en période de sécheresse, comment ces pluies tant attendues peuvent avoir causé une si forte hausse du niveau des cours d’eau ? Normalement, lorsque la végétation et le sol sont secs, on s’attend à ce que la pluie s’infiltre progressivement dans le sol et seulement une petite portion s’écoule vers les cours d’eau. Or, ce n’est pas ce qui s’est passé.
Plusieurs facteurs peuvent figurer au banc des accusés, mais l’intensité de la pluie pourrait être en cause dans ce cas-ci. Une grande quantité d’eau est tombée dans un court laps de temps. Sans qu’on s’y attende, le niveau de l’eau a augmenté drastiquement et redescendra aussi rapidement. C’est ce qu’on appelle une crue éclair. Puisque les sols avaient soif, les premiers centimètres à la surface se sont rapidement gorgés de toute l’eau possible. Le reste des précipitations, ne pouvant traverser la surface déjà saturée en eau pour s’infiltrer plus profondément dans le sol, a ruisselé vers les cours d’eau qui les évacuent du territoire. Pourtant, les couches plus profondes du sol sont restées sèches. Malgré la grande quantité de pluie, le sol et la végétation ont toujours aussi soif puisque l’eau ne s’est pas rendue suffisamment profonde dans le sol. Les racines n’ont toujours pas accès à l’eau dont elles ont besoin.
La ZEC Jeannotte se situe dans un sous-bassin versant de la rivière Batiscan. Ultimement, la pluie qui a emporté une partie des chemins s’écoule vers la rivière Batiscan pour rejoindre le Fleuve. Le lundi 13 juillet en fin de journée, notre équipe a eu une mauvaise surprise. Lors de travaux de pêche scientifique dans le Parc de la rivière Batiscan, quelques installations utilisées ont été affectées par le courant. En l’espace de quelques heures le débit de la rivière est passé de moins de 40 m³/s à presque 130 m³/s. En moins de 24 heures, elle est donc passée d’un niveau de sécheresse estivale (étiage) à un niveau de crue printanière, et ce, notamment grâce aux précipitations tombées à plus d’une centaine de kilomètres en amont.

Merci à l’équipe du

Parc de la rivière Batiscan

d’être si vite intervenue. Grâce à vous, nous saurons bientôt si l’anguille d’Amérique est de retour dans la rivière Batiscan.

Cette photo a été prise dans l’avant-midi du 14 juillet 2020 et montre là où une grande plage de sable se trouvait quelques jours avant.

   

15 mai: La SAMBBA

Depuis bientôt 20 ans, la SAMBBA a pour mission d’assurer la gestion intégrée et durable de la ressource en eau sur son territoire, le tout en partenariat avec de nombreux acteurs de tous les domaines.
D’une superficie de près de 5 130 km², le territoire de la SAMBBA couvre en partie les villes de Trois-Rivières, Shawinigan et La Tuque en plus des MRC des Chenaux, Mékinac, Portneuf et la Jacques-Cartier.
La zone de gestion inclut les bassins versants de la rivière Batiscan, de la rivière Champlain et de 12 bassins versants d’une superficie de moins de 30 km² qui se trouvent en bordure du fleuve Saint-Laurent.
Au fil des années, de nombreux projets ont été menés. On peut penser aux différents suivis de la qualité de l’eau, à l’étude des frayères d’esturgeons et de dorés jaunes dans la rivière Batiscan et à tous les projets réalisés en collaboration avec nos partenaires, tels que le projet sur la qualité de l’eau des puits privés de la Mauricie réalisé en partenariat avec l’OBV des rivières du Loup et des Yamachiche et Bassin Versant Saint-Maurice et des projets de recherche menés avec l’UQTR – Université du Québec à Trois-Rivières.
La concertation et l’entraide auront été au cœur de toutes nos réalisations depuis le début. Plusieurs actions n’auraient pu avoir lieu sans la participation des citoyens, élus, agriculteurs, riverains, associations de lac, scientifiques de tous les domaines et de nombreux autres acteurs.
Au courant des 20 dernières années, la SAMBBA s’est construit une expertise certaine dans le domaine de l’environnement et plus spécialement dans les écosystèmes aquatiques et tout ce qui a trait à l’eau.
Dans le cadre du mois de l’eau, on espère vous en apprendre plus sur la protection et l’utilisation durable de l’eau grâce aux connaissances que nous avons acquises par le passé.

25 mai: Bassins versants de moins de 30km2

Saviez-vous qu’en plus des bassins versants des rivières Batiscan et Champlain, la zone de gestion intégrée de l’eau de la SAMBBA inclut douze bassins versants d’une superficie de moins de 30 km² ? Ceux-ci s’étirent entre la Ville de Trois-Rivières et la municipalité de Sainte-Anne-de-la-Pérade et se trouvent tous en bordure du fleuve Saint-Laurent. Le Comité ZIP Les Deux Rives y est également très présent et y mène de nombreux projets.
Drainés par plusieurs petits cours d’eau, dont les ruisseaux du Sanctuaire, Cormier ou Nobert, ces bassins recouvrent un territoire de 128,6 km². Les activités anthropiques abondent dans ce secteur : routes, quartiers résidentiels et surtout agriculture. Malgré l’omniprésence de l’homme, plus de 23 % du territoire est couvert de milieux humides. Les activités agricoles, le réseau de transport et les canaux de drainage sont les principales menaces pour ces milieux riches. Plusieurs actions de conservation y sont heureusement menées.
On y retrouve des espèces à statut précaire comme la salamandre à quatre orteils ou le martinet ramoneur. En termes d’espèces exotiques envahissantes, la renouée du Japon est malheureusement très présente et le gobie à taches noires est surveillée de près puisqu’on l’a observé à proximité.

Les qualités paysagères de ce secteur sont grandes et doivent être davantage mises en valeur. Les points de vue sur le Fleuve sont à couper le souffle et les aménagements en place, comme les différentes haltes ou le quai de

Champlain (Québec), témoignent de l’attachement des citoyens à ce majestueux cours d’eau qu’est le Saint-Laurent. Cependant, ces points d’accès au Fleuve sont menacés par la privatisation des berges.
Pour en apprendre plus sur ces nombreux bassins versants, vous pouvez consulter le plan directeur de l’eau qui leur est dédié : http://sambba.qc.ca/wp-content/uploads/2015/06/SAMBBA_30km2_PDEfinal.pdf
Gouvernement du Québec

#StratQcEau #Moisdeleau #QcFierPartenaire

5 juin: Protégez les milieux humides

Si vous avez suivi nos dernières publications, vous connaissez déjà l’importance des milieux humides pour la qualité de l’eau et pour l’environnement en général. Malheureusement, encore aujourd’hui, ces milieux riches sont menacés par nos activités. Les réseaux de transports, l’agriculture, le drainage, les développements résidentiels et les activités récréatives comme le VTT sont des exemples de pressions que subissent nos milieux humides. Selon madame Stéphanie Pellerin de l’Institut de recherche en biologie végétale de l’Université de Montréal, 19 % des milieux humides des basses terres du Saint-Laurent ont été détruits entre 1990 et 2011. Il faut donc trouver un moyen de les préserver.
Avant même de penser comment les protéger, encore faut-il d’abord les identifier et les délimiter. C’est là que nos experts en environnement, comme les biologistes, entrent en jeu. Ils se servent de différents indices, comme la végétation ou le type de sol, afin de déterminer où est la limite du milieu humide et de quel type il s’agit. Certains milieux humides peuvent avoir un impact plus important que d’autres sur l’environnement. Il faut donc les cibler.
Une fois qu’il est identifié et délimité, il faut maintenant appliquer la réglementation en place. Ça semble évident dit comme cela, mais ce n’est pas toujours fait. Bien sûr, le cadre réglementaire entourant les milieux humides n’est pas parfait et est appelé à s’améliorer.
Un grand principe s’impose quand on parle de développement en bordure de milieux humides : Évitement – Atténuation – Compensation. D’abord, puis-je éviter d’impacter le milieu humide ? Souvent, bien des soucis se règlent à cette étape. Lorsque c’est impossible à éviter, il faut alors chercher à atténuer les impacts. Est-ce possible de minimiser les conséquences négatives du projet ? Comment pourrais-je au moins épargner l’habitat de la rainette faux-grillon, par exemple ? Finalement, pour chaque hectare de milieu humide perdu, des compensations monétaires sont exigées. Parce que oui, les services que les milieux humides nous rendent ont une valeur économique et on peut maintenant la quantifier. Celles-ci permettent ultimement la protection ou la réhabilitation des autres milieux humides.
Les cas des tourbières du Lac-à-la-Tortue et Red Mill sont des exemples de milieux humides que les fonds publics nous permettent de conserver. Ainsi, ces écosystèmes sensibles et nécessaires sont maintenant protégés et nous pouvons tous, collectivement, en profiter.
Il ne faut pas voir les milieux humides comme des freins au développement. Il faut simplement les inclure dans la réflexion des projets afin de les valoriser à leur plein potentiel.
Ce que la ville de New York a fait avec les montagnes Catskill est un exemple de protection et de valorisation de milieux naturels. Puisque la Ville a fait le choix de protéger l’immense territoire qui alimente leur source d’eau potable, l’eau que les New-Yorkais consomment ne subit aucun traitement et est d’excellente qualité. Cela nous montre donc que la préservation des milieux naturels, comme les milieux humides, peut avoir un impact économique significatif.
Gouvernement du Québec

#StratQcEau #Moisdeleau #QcFierPartenaire

12 juin: Le traitement des eaux usées

On vous a parlé lundi d’où provenait l’eau que vous consommez à la maison.
Mercredi, on vous donnait des trucs pour l’économiser dans la cuisine et à la salle de bain.
Aujourd’hui, voici comment l’eau usée est traitée ?

23 juin: Histoire d'eau

L’histoire québécoise est très liée aux rivières et aux plans d’eau. Parfois craintive, parfois remplie d’émerveillement, notre relation avec l’eau a parfois été houleuse. Avant même que les colons français arrivent en bateau en 1534, les Autochtones se servaient déjà des cours d’eau pour se déplacer et pour se nourrir.
Fabriquées de bois, d’écorce ou de restes de mammifères marins, les embarcations de nos ancêtres précolombiens leur permettaient de parcourir de longues distances sur des cours d’eau difficilement navigables et de traverser des rapides qui nous terrorisent encore aujourd’hui. Canot, kayak ou rabaska, les Autochtones étaient maîtres des cours d’eau. Ils les respectaient et ceux-ci le leur rendaient bien.
C’est par le fleuve Saint-Laurent et les diverses rivières que les premiers colonisateurs d’origine française ont découvert le Québec. On peut facilement comprendre comment la magnificence de cet énorme plan d’eau a pu les inciter à aller plus loin. Au premier contact, ils ont rapidement compris que les anciens habitants de l’actuel Québec avaient tout à leur apprendre. Ainsi, les premiers coureurs des bois ont appris à sillonner le Québec grâce aux rivières. Sans les embarcations amérindiennes, jamais la traite des fourrures n’aurait eu cette ampleur.
Puisque les rivières faisaient office de routes, on a rapidement commencé à s’établir en bordure de celles-ci. En plus du déplacement, on pouvait y pêcher et y chasser. L’agriculture s’y développa et les rivières fournirent ensuite l’énergie aux premiers moulins de la Nouvelle-France.
Les lacs et rivières nous ont aussi permis d’exploiter l’énorme potentiel forestier que le Québec offrait. Pendant l’hiver, nos ancêtres allaient dans le bois pour couper les arbres et ensuite les laisser sur les lacs encore gelés. Dès l’arrivée du printemps et la fonte des glaces, les billots pouvaient redescendre vers ce que les chefs de chantier anglophones appelaient « Happy town », qui se déforma pour laisser aux billots le nom de « pitoune ». Les draveurs conduisaient ensuite les billots vers les scieries au péril de leur vie. L’histoire de la drave s’achève tout juste au Québec, mais cette coutume dangereuse restera profondément ancrée dans notre mémoire collective.
Plus récemment, depuis la Révolution tranquille, l’identité québécoise s’est aussi construite au travers d’un projet commun reposant sur l’hydroélectricité. Lorsqu’on s’est rendu compte du potentiel énergétique des rivières, on les a rapidement exploitées. Avant même qu’on la reconnaisse comme une énergie plutôt propre et renouvelable, l’hydroélectricité a été nationalisée au Québec. Encore une fois, les rivières nous ont permis d’être « maîtres chez nous ».
Bien que notre relation avec les lacs et les rivières ait changé au fil des siècles, nous y sommes encore intimement liés. En temps de canicule, on adore s’y baigner et l’énergie qu’elle procure permet de faire rouler nos climatiseurs tant appréciés. Pêche, canot, rabaska, kayak et même rafting, cet été nos plans d’eau vous permettront de voyager et de vous dépayser sans sortir du Québec.
Les lacs et rivières du territoire québécois ont sans nul doute permis de fonder en bonne partie notre identité commune. Enfin, j’aime croire que le surnom de « province bleue » que le Québec porte, notamment sur son drapeau, est un hommage à l’eau qui abonde sur notre territoire.
Joyeuse Saint-Jean-Baptiste à tous et toutes et n’oubliez pas de vous hydrater, sinon demain matin pourrait être un dur réveil…
Anthony Champagne
Géographe et chargé de projets
SAMBBA

Concours de

PhotEAU colEAUrée

Pour participer, envoyez-nous une photo qui met en lumière la beauté de l’eau sur le territoire Batiscan-Champlain. L’eau comme habitat, l’eau qui nous entoure, l’eau qui nous divertit… à vous de choisir. Les photos devront avoir été prises sur le territoire de la SAMBBA et contenir au moins une couleur de l’arc-en-ciel.

Il y aura deux gagnants. Les deux photos gagnantes seront celles qui auront cumulé le plus de points :

  1. Un point sera accordé par couleur de l’arc-en-ciel présente dans la photo ;
  2. Un point sera accordé par vote sur la page Facebook de la SAMBBA.

 

Durée du concours

Dépôt des photos:                                                       20 mai au 15 juillet
Vote sur la page Facebook de la SAMBBA:          19 au 26 juillet 2020
Dévoilement des gagnants:                                      30 juillet 2020

 

 Prix

Les deux photos gagnantes se verront remettre une copie de leur photo imprimée sur acrylique et un panier cadeau contenant des produits du territoire de la SAMBBA. Les photos seront également exposées à la SAMBBA.

Soumettre votre photo ici:
Formulaire de participation pour le concours photEAU

Agissons ensemble

ZérEAU déchet

 Le défi est de ramasser tous les déchets qui polluent les lacs, cours d’eau et milieux humides du territoire. 

Envoyez-nous une photo de ce que vous avez amassé, en nous indiquant le lieu de votre récolte, le volume de déchets et l’objet le plus inusité que vous aurez découvert en utilisant le formulaire ci-bas.

Puisque chaque déchet amassé a une valeur, il vous suffit de compléter le formulaire pour être éligible aux prix de participation qui consistent en des paniers de produits fabriqués sur le territoire. Un sera tiré parmis tous les participants et un autre sera donné à celui, celle ou ceux qui auront amassé le plus gros volume de déchets!

Nous sommes convaincus qu’ensemble, on peut faire de grandes choses!

Cette activité s’arrime également au mouvement Mission 100 tonnes qui vise à retirer 100 tonnes de déchets des cours d’eau de la planète, afin de réduire le niveau de débris, de micro-plastique et de substances toxiques présents dans les océans.

Matériel proposé pour votre sortie

  • Gants
  • Seaux ou sacs
  • Appareil photo
  • Bottes d’eau
  • Perche ou râteau
  • Eau (pour vous hydrater)
  • Lotion solaire (pour vous protéger)
  • Si vous vous aventurez dans l’eau, portez un VFI et soyez prudent SVP.

Soumettre vos récoltes ici:
Formulaire de participation pour le concours ZérEAU déchet